« Considérons que chaque être animé est comme une marionnette fabriqué par les dieux.
Le plaisir, l’attente, la peur, l’effroi, l’espoir, le langage sont les fils qui la tirent. » Platon
Sculptures, installations, courts métrages, musiques, sérigraphies, xylogravures, dessins… Benoît Dobbelaëre s’amuse à traduire sa vision du monde. Guerres, religions, politiques, territoires et ressources sont là, dit-il, pour lui rappeler et lui inspirer toute la bêtise d’un monde qui se croit développé. Chacun veut tirer profit de ce jeu pensant en être le plus malin, revendiquant comme un enfant de trois ans la phrase qui restera la philosophie de sa vie : « C’est à moi ». À l’heure où beaucoup s’imaginent être dans une civilisation moderne, lui pense que nous sommes encore à l’âge de pierre et au tout début de notre évolution. Il ajoute qu’il n’y rien de moralisateur dans son travail mais simplement qu’il est le spectateur d’une humanité qui se répète sans cesse à travers l’histoire.